De Manufrance au Planétarium

Le Planétarium est situé sur l’espace Fauriel à Saint-Étienne.
Situé au Sud de la ville au pied du Pilat, ce quartier a connu une forte activité au 20ème siècle
avec la présence de l’entreprise Manufrance
avant de laisser la place à des activités tertiaires et le Planétarium.


1894-1987, LE SITE DE MANUFRANCE

Le Cours Fauriel au début du 20ème siècle.
On retrouve à droite le bâtiment de Manufrance qui devriendra l’école de commerce.
(source: archives municipales)

On distingue derrière l’actuelle école de commerce (au premier plan) les toits des ateliers de Manufrance.
(source: archives municipales)

Vue aérienne en 1987.
Les ateliers de « la Manu » sont encore présents entre
le batiment qui deviendra l’école de commerce et celui où prendra place le centre de congrès.
(source: archives municipales)


1987-1993, PROJET, CONSTRUCTION ET INAUGURATION DU PLANETARIUM

La première présentation officielle du projet de planétarium date de mars 1987.
Il est à l’intiative du Centre Municipal d’Action Culturelle (CEMAC).
Il est intégré au projet de requalification du site industriel abandonné: L’Espace Fauriel.

Prototype de projecteur de ciel présenté dans le projet de 1987.

Maquette de présentation du projet en 1989.
Le Planétarium est disposé à l’emplacement de l’actuelle chambre de commerce.
Ce qui lui donnait une bien meilleure visibilité depuis le Cours Fauriel.

Finalement sur cette maquette présentée ultérieurement nous retrouvons
le Planétarium à son emplacement actuel.

Le parking Fauriel en phase de construction,
le planétarium commence à voir le jour au pied de la première grue.
Les ateliers de « la Manu » ont bel et bien disparu.

Le socle du planétarium et une partie du mur cylindrique sont en place
sur la base du parking Fauriel.
La rue Lassaigne à droite deviendra la rue Ponchardier.

Quelques semaines plus tard, voici une vue opposée
avec en arrière plan le massif du Pilat.

Pose de la couverture metallique par dessus
laquelle sera positionné le toit hémisphérique.

La moitié du toit hémisphérique est en place.

1992, le bâtiment est « hors d’eau ».
C’est au tour de l’aménagement intérieur: la salle de projection, le hall, les bureaux et autres annexes…

Représentation numérique de l’implantation de la salle avec
au centre le projecteur de ciel robotisé SN88.(source RSAcosmos)

Spectateurs dans la salle terminée avec le simulateur astronomique SN88
conçu par la société stéphanoise RSAI.

Le pupitre de commande et ses très nombreux boutons !

SN88 avec le projecteur vidéo tri-tubes à sa base, et, en arrière plan derrière les vitres,
les projecteurs de diapositives fonctionnant par paire pour les fondus enchainés
et avec un carrousel de 80 diapositives.

Vue rapprochée du simulateur SN88 avec une « bouille »
qui aurait mérité un rôle dans « Star Wars » !

Images sur le dôme projetées par les projecteurs de diapositives.

Au niveau de l’entrée publique du Planétarium, la scuplture intitulée « les 9 mondes »
de Jean Michel Joly en cours de finalisation.

Aujourd’hui encore, même si elle est fortement dégradée
les visiteurs aiment se prendre en photo à ses côtés.

Le hall est fin prêt à accueillir ses premiers visiteurs.
En plus d’une petite boutique située sur la zone de billeterie,
le hall comprend une exposition permanente et une exposition temporaire.

Avant internet pour recevoir les images météo en direct il fallait avoir une antenne,
un décodeur et un ordinateur pour que cela soit accessible !

Mars 1993, inauguration du Planétarium.

Ce quartier de la ville en une décennie a totalement changé de fonction
et a réussi sa mutation.

De 1993 à 2003 la fréquentation est à la hauteur des attentes.
Près de 35 000 visiteurs annuels dont la moitié venant d’établissements scolaires.

Au cours de sa première décennie d’exploitation 12 films de Planétarium sont créés
par l’équipe qui propose aussi des expositions dans le hall.

Le hall a droit en 1998 à une cure de rajeunissement.

Dans le hall, le Soleil en coupe avec les planètes suspendues au plafond.

L’accueil du Planétarium en 2001


2003, 2018 EVOLUTIONS TECHNONOLOGIQUES
2002/2003, TECHNOLOGIE 100% NUMERIQUE

SN88 en phase de démontage.

À la place du SN88 de nouveaux fauteuils.
La projection du ciel va être assurée par les vidéoprojecteurs situés
au pied de la circonférence de l’écran.

Disposition des vidéoprojecteurs tri-tubes pour couvrir la totalité du dôme.

Gros travail d’ajustment des vidéoprojecteurs tri-tubes à la géométrie de la salle.
Pointeurs lasers, logiciels spécialisés pour une image numérique sur l’ensemble de la voûte.

Le Planétarium de Saint-Étienne est le premier en France
à se lancer dans cette révolution technologique.

Le simulateur astronomique SkyExplorer de RSACosmos est prêt
pour projeter ses premières étoiles.

Pendant que la salle de projection est reconfigurée pour le numérique, le hall est modifié,
avec implantation d’une boutique mieux agencée et agrandie.


2008/2009, REMPLACEMENT DES VIDEOPROJECTEURS

Barco 909

Barco sim 5R


2011/2012, PASSAGE A LA 3D

Tout comme l’informatique, les vidéoprojecteurs sont en perpétuelle évolution.
Au fil des avancées technologiques ils sont de plus en plus compacts et performants.
En 2009 les modèles tri-tubes, lourds, compliqués à régler, laissent place à des modèles monotubes DLP
avec une meilleure qualité d’images.

En 2012, pendant que la salle de projection est adaptée pour accueillir la 3D (ajout de 6 nouveaux projecteurs)
le hall d’accueil connait une nouvelle implantation.

6 nouveaux projecteurs DLP identiques aux précédents
avec ajout de filtres infitec passifs pour séparer l’image de l’oeil gauche et de l’oeil droit.
Le Planétarium de Saint-Étienne est le premier équipé de la 3D en France.

Lunettes 3D passives Infitec.

5 films en 3D produits par le Planétarium de Saint-Étienne